Tu t'étais couchée sur la rosée, offerte par cette matinée.
Si ta robe en soie n'est plus entre-ouverte, fleurie.
C'est que tu t'es échappée de la nuée, pour rejoindre l'été.
Les nuages sombres qui font pleurer les plaines.
Tu seras pleine de chagrins quand tu sauras...
Que l'herbe est toujours plus verte après le passage de la pluie.
Un aller simple sur le sentier au jardin éclairci.
Tu es attirée par cette volée, offerte par un ciel libéré.
Si jour après jour tu te rends compte, jaunie.
C'est que tel est l'herbe quand trop aride est le soleil d'été.
Soleil aride, avide de toi et vide de sens.
Soleil t'attire, et je tire sur moi je vire.
Soleil fatigue, on guide ta peau et ton sang.
Soleil fragile, argile, mais agile il t'attire.
Les nuages sombres qui font pleurer les plaines.
Tu seras pleine de chagrins quand tu sauras...
Que l'herbe est toujours plus verte après le passage de la pluie.


