L'herbe est toujours plus verte après le passage de la pluie.

L’herbe est toujours plus verte après le passage de la pluie.
Un demi-tour sur le sentier aux vertes prairies.
Tu t'étais couchée sur la rosée, offerte par cette matinée.
Si ta robe en soie n'est plus entre-ouverte, fleurie.
C'est que tu t'es échappée de la nuée, pour rejoindre l'été.

Les nuages sombres qui font pleurer les plaines.
Tu seras pleine de chagrins quand tu sauras...
Que l'herbe est toujours plus verte après le passage de la pluie.

Un aller simple sur le sentier au jardin éclairci.
Tu es attirée par cette volée, offerte par un ciel libéré.
Si jour après jour tu te rends compte, jaunie.
C'est que tel est l'herbe quand trop aride est le soleil d'été.

Soleil aride, avide de toi et vide de sens.
Soleil t'attire, et je tire sur moi je vire.
Soleil fatigue, on guide ta peau et ton sang.
Soleil fragile, argile, mais agile il t'attire.

Les nuages sombres qui font pleurer les plaines.
Tu seras pleine de chagrins quand tu sauras...
Que l'herbe est toujours plus verte après le passage de la pluie.
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# Posté le samedi 11 avril 2009 07:25

Modifié le jeudi 04 juin 2009 17:06

Vieille fraicheur éphémère.

Jeunesse et vieillesse sur dix ans de temps,
Fraîche et ridée, n'eu pas le loisir d'être enfant.
Elle va si vite qu'elle se fane sans le temps de murir, pour mourir.
Elle va si vite mais son âme garde sa fraicheur, même à l'heure.

A peine levée, qu'elle la voie briller et se coucher,
Et sa peine c'est de ne pas pouvoir la décrocher.
Elle va si vite qu'elle est fade, le temps la pourri, la fait grandir.
Elle va si vite qu'elle se lasse, de ne pas profiter de se nourrir.

La veille, la vieille dame lui avait dit de ne pas s'en faire.
« Que la vieillesse est belle, si rapide soit-elle. »
Mais avec plus « d'âge » que l'ainée, elle se retrouvera sans que faire.
Plus vieille de tous elle sera, elle qui fut cadette.

Le sablier s'égraine et le filet de sable rapide,
File comme ce fil sur le quel on tire sans fatigue.
Elle tourne plus vite que les autres, et les autres se figent à ses yeux.
Elle tourne plus vite que les autres, ses enfants étaient ses aïeux.

Elle espère la prochaine fois... ne plus grandir...
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# Posté le vendredi 06 février 2009 14:56

Modifié le vendredi 06 février 2009 15:16

Expressionne-moi!

Expressionne-moi!
Qu'il soit figé, qu'il soit fougueux.
Il me laisse sur place, ce bleu me glace
Qu'il soit tendre, qu'il soit orgueilleux.
Il me rend flasque, et ca m'agace.
Qu'il soit étrange ou indéterminé.
Ton regard, tes expressions m'impressionnent.

Expressionne-moi !
Rends-moi compte que je ne suis rien,
Et fais de l'amour qu'une chance banale,
A celle qui fut et sera celle qui demain,
Rendra la folie encore plus magistrale.

Quand tu te penches, quand tu regardes, quand tu délires surtout, quand tu ris, quand tu es distraite, quand tu admires, quand tu soupires et quand tu râles sur tout, quand tu as la folie, quand tu en as marre, quand tu pleures, quand tu dors, quand tu t'égards partout, quand tu me fuis, quand tu te la joues, sur ma joue tu lèches c'est fou.

Qu'il soit égaré, qu'ils soient à deux.
Il me remet à ma place, ce regard me brise.
Qu'il soit passionné, qu'il soit amoureux.
Il semble m'ignorer, et je fais ma crise.
Quand tu me regardes je veux que tu m'expressionnes
.

Expressionne-moi !
Rends-moi compte que je ne suis rien,
Et fais de l'amour qu'une chance banale,
A celle qui fut et sera celle qui demain,
Rendra la folie encore plus magistrale
.
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# Posté le mardi 06 janvier 2009 15:31

21 grammes.

21 grammes.
C'est 21 grammes essentiels, l'essence de vie.
Qui s'enfuit à tout jamais de mon ami.
21 grammes vitaux, véritables chefs à l'infinie.
Mes corps actifs, ils orchestrent semble t'il.

S'échappent au dessus de mon défunt corps
Et laissent vacant, la vielle machine à vivre,
Complexe mécanique qui à l'usure, dur
Jusqu'à tant de force qu'on ne peut plus en donner.

Et pour me retenir ici, on lance, juste avant mon heure,
Une impulsion électrique forte qui me foudroie.
E
t maintenant la dernière décharge atteint mon c½ur...
C'est comme un triste adieu pour toi.
Quand l'étincelle au fond des yeux steint, mon c½ur.
La douleur, c'est comme ça que je t'aimais...


Ces 21 grammes attendent, au-delà de la chair.
Je m'éloigne de toi à tout jamais mon cher.
21 grammes là haut, approchant de notre père.
Nos âmes perdues, il orchestre semble t'il.

S'élèvent au dessus de vos vivants corps.
Et laissent tremblant, la vielle femme aux rides,
Que j'aime depuis longtemps, pourvu que ca dur.
Jusqu'à tant d'amour que je pourrai lui donner.

Et pour me soutenir ici, on lance juste après mon heure,
Un être ectoplasmique fort qui me reçoit.
Et maintenant le vide autour sans aucune lueur...
C'est comme un de ces jours sans toi...
Quand tu n'étais pas près de moi, le vide, mon c½ur.
J'ai peur, c'est comme ça que je t'aimais...


C'est 21 grammes renouvelés, l'essence de la vie
Qui se mêle à nouveau dans mon nouvel ami.
21 grammes vitaux, véritable souffle de magie.
Mon corps natal, ils orchestrent semble t'il.

Et pour m'accueillir ici, je vois floue en hauteur.
Un être cher et amical qui me reçoit.
Et maintenant je sens sur moi tant de chaleur...
C'est comme un jour près de toi...
Quand l'étincelle au fond de mes yeux brillait, mon c½ur.
Cette saveur, c'est comme ca que je t'aimerais
...

Laurent. S le 30 décembre 2008.

# Posté le mardi 30 décembre 2008 11:10

Modifié le mardi 30 décembre 2008 11:25

In vitro in florem.

In vitro in florem.
Mon ventre est comme un désert stérile.
Sans aucune dune à perte de vue.
Aucun germe, aucune semence n'est fertile.
C'est comme si Démétere s'était tu.

Et la nuit je rêve d'un monde, florem in vitro.
Un papillon transporterait ta poussière blanche.
Et l'emmènerait jusqu'au fond de mes entrailles...
Une extase en rêve nous emportait sur les flots.
Nous dirigerait vers le royaume enfance.
Et là, la sage femme ouvrirait le portail...

Des prairies et des collines remplies de papillons monarques.
Qui se posent sur nous et font le transfert d'orgasmes.
Sur mon corps nu étendu ils viennent m'apporter ta marque.
A défaut de ne pas faire comme les autres on aurait le sexe des fleurs.


Mais ce matin je suis revenue le moral à zéro.
J'ai attrapé les jouets et toutes les peluches.
Que j'ai déchiquetés à grands coups de cisailles.
Achetés, en prévision de la réussite d'une fécondation « in vitro ».
Est-ce une punition ou juste de la malchance ?
Mais cette nuit avec toi j'irai fermer le portail...

Des prairies et des collines remplies de papillons monarques.
Qui se posent sur nous et font le transfert d'orgasmes.
Sur mon corps nu étendu ils viennent m'apporter ta marque.
A défaut de ne pas faire comme les autres on aurait le sexe des fleurs
.

Schol Laurent (texte inspiré de la nouvelle "le sexe des fleurs" de Bernard Werber)

# Posté le dimanche 16 novembre 2008 14:11

Modifié le dimanche 21 décembre 2008 16:26